La Légion Celte
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
Le Deal du moment : -56%
-56% sur la carte mémoire microSD SanDisk ...
Voir le deal
81.96 €

Les conséquences de la ruine financière du clan...

Aller en bas

Les conséquences de la ruine financière du clan... Empty Les conséquences de la ruine financière du clan...

Message  Karadog Jeu 30 Jan - 17:38

Frappé par la taxation punitive lunar, le clan Olmarth s’approche dangereusement de la ruine. Différentes factions cherchent à enrayer cette chute, chacune à sa manière. Avant le départ pour Boldhome, certains héros sont entrainés dans des chemins divergents…

Hodom (PJ de Firvael)
Aplatit sur le sol en haut de la butte, Hodom pouvait observer sans risque le hameau Greydog où régnait le silence. La nuit était déjà tombée depuis 3 heures et il n’avait vu personne dehors. Il n’entendait que le troupeau de vaches noires qui était dans son étable. Au côté d’Hodom se tenaient sept autres jeunes du clan. Il y avait notamment Ulvar, le fils ainé du berger qui avait été tué par Danakos, ce Greydog dément envouté par Idrima la Femme de Pierre. Hodom était nerveux, car c’était son premier raid. Tout comme pour les autres… Il se remémorait les consignes que leur avait données quelques heures plus tôt Vargast « Brise-Os » Dangmetson (membre du Ring, Seigneur Runique du dieu-Ours Odayla, lignée Rangoring)…
Vargast avait réuni discrètement dans sa longère un groupe de jeunes pics-bois, principalement des Rangorings mais la plupart des lignées étaient représentés. Il savait que le chef Gordangar désapprouverait son initiative, tout comme Rosrik « chevaucheur de tempête » Brandson le vieux patriarche des Rangorings. Mais la situation était trop grave, pour qu’il s’en soucie.
Vargast : « Notre clan est fort. Mais à quoi sert la force quand les épées restent dans leur fourreau ? Notre clan était craint. Mais qui nous craint encore, alors que nous ne vengeons même plus nos morts? »
Ulvar se mit à applaudir, rapidement suivi des autres. « Ouais, t’as raison Vargast ! Bravo ! »
Vargast : « Et Gordangar doit avoir la mémoire courte pour vous interdire de prouver que vous êtes de fiers Pic-Bois et pour vous priver de l’opportunité de vous enrichir ? Dans sa jeunesse n’était-il pas le plus féroce raider de toutes les Colymars ? D’où pensez-vous que vienne sa fortune ? Du tissage du chanvre peut-être ? »
Son auditoire se mit à rire, se poussant des coudes.
Vargast : « Alors que les lunars nous écrasent d’impôts, je vous paitre dans nos collines les vaches bien grasses des Greydogs ! Ça suffit comme ça ! Sommes-nous encore des Olmarths dignes de nos ancêtres ? La première loi d’Orlanth est « La violence est toujours une option ». Alors êtes-vous prêt à reprendre aux Greydogs ce qui nous revient de droit ? »
« Oui !!! » répondirent en cœur les jeunes pic-bois.
Vargast : « Bien ! ça fait plaisir d’entendre qu’il y a encore des cœurs vaillants chez les Olmarths. Après j’ai appris une chose ou deux utiles depuis que je siège au Ring. Nous n’avons pas à refuser le progrès et à être stupides. C’est pourquoi vous allez tous vous noircir le visage avec du charbon de bois et porter des vêtements qui cacheront vos tatouages. C’est sans doute moins honorable, mais au moins les Greydogs ne pourront pas prouver légalement que c’est des Olmarths qui les auront attaqués et venir réclamer au clan le Wergild. De plus, je compte bien que vous fassiez cela proprement, avec discrétion. Ne me salopez pas le travail, comme ces sagouins de Greydogs ! »
Quelques temps après, Hodom et ses compagnons ramenaient le troupeau de vaches à travers les collines Starfire Ridges. La lueur rougeoyante était encore visible dans leurs dos. Ça aurait pu encore plus mal finir, s’il n’avait pas empêché Ulvar de tuer le fermier. Ses blessures étaient moches, mais il survivrait. Mais il était intervenu trop tard pour empêcher Ulvar de mettre le feu à la longère… Heureusement avec l’aide des autres, ils avaient pu faire sortir la femme et les enfants à temps. Hodom fit une rapide prière à Odayla pour que ces Greydogs ne les aient pas reconnus. Sinon le sang recommencerais à couler abondamment…

Freya Orlkarthdottir (PJ d’Eltarion), Hulrick Jotson (ancien perso de Galish tora)
Freya avait insisté auprès de sa grande sœur, Ivarne Orlkarthdottir (NB : dévote d’Ernalda, membre du Ring), pour qu’elle l’emmène à la réunion secrète. Elle avait un talent certain pour être pénible et Ivarne avait fini par céder. Freya ne voulait pour rien au monde manquer cette réunion car elle aussi voulait contribuer à la cause. A la nuit tombée, elles avaient quitté Old Man Village et longé discrètement la berge de la Nymie en direction du nord. Avant d’arriver au «  Métier à tisser d’Orane », le dolmen sacré dédié à l’une des filles d’Ernalda, Freya et Ivarne aperçurent la demeure de Salissa Vernharldottir. Abritée des regards par un bois de saules, cette grande maison était l’une des rares à être construite en pierre, ce qui montrait la richesse de la matriarche des Rastoroning. Salissa, qui était aussi la tante de Finn le barde (NB : PJ de Geute), accueilli chaleureusement les deux sœurs. Dans la grande salle commune se tenaient évidemment son mari, Durev Korrolsson (NB : originaire du clan Anmangarn, le clan rebelle de la Lance Noire) et son frère ainé, Farnan « pluie d’orage » Vernharlson (NB : membre du Ring ; dévot d’Heler le dieu de la pluie). Freya était par contre surprise de voir aussi Andrin Bromaktson, le grand prêtre d’Issaries. Ce dernier ne refusait jamais de commercer avec les lunars et observait publiquement une stricte neutralité avec tous ses clients. Comme quoi les apparences sont parfois trompeuses…
Quelques minutes plus tard, cinq hommes encapuchonnés firent leur entrée. Ils étaient passés par le débarras qui donnait sur l’arrière de la maison, côté rivière. Leurs bottes étaient maculées de boue ; ils avaient surement utilisé une barque pour se rendre discrètement au rendez-vous. Le premier à se découvrir fut Asborn Trois-fois-né, le charismatique rebelle Hiording. Il était accompagné par Hulrick Jotson, l’ancien huscarl de Berbrast Erinson, le patriarche des Varsmaring. C’était la première fois qu’il revenait sur les terres du clan, depuis qu’il avait décidé de rejoindre la troupe hétéroclite d’Asborn. Bien qu’il fût humakti, l’émotion se lisait facilement sur le visage d’Hulrick… Les deux hommes suivant étaient visiblement des guerriers chevronnés, couturés de cicatrices et à l’allure peu engageante, même pour des Orlanthi… Le plus vieux des deux étaient un thane, l’autre étant sans doute son garde du corps. Quand Durev tout sourire serra le thane dans ces bras avec la force d’un ours, Freya compris que c’était surement un membre important du clan de la Lance Noire.
Asborn prit aussitôt la parole : «  Nous avons fait aussi vite que possible, quand nous avons reçu votre message que vous vouliez prendre une part plus active à la rébellion. Nous n’avons pas de doutes que ces nouveaux impôts sont une vengeance « douce » des lunars, suite à l’intervention de votre clan dans l’affaire du Sentier de la Pomme. Mais sachez que vous n’êtes pas seuls. C’est pourquoi j’ai l’honneur de vous présenter Orstalor Spearlord, de la tribu des Locaem et membre du Ring de Fer de Sartar. »
Le cinquième homme abaissa son capuchon et salua en inclinant légèrement la tête. Physiquement il était le moins impressionnant des cinq hommes. C’était un thane d’âge mur, au crâne dégarni, à la barbe grisonnante et avec un léger embonpoint. Mais il se dégageait de lui une énergie mystique certaine. Freya reconnue les runes de l’eau et du mouvement de chaque côté de son visage. C’était un Bélier Bleu, un seigneur runique d’Heler qui incarne l’aspect guerrier du dieu de la pluie…
Orstalor : « Olmarthi, merci de m’accueillir sur vos terres. La reine Kallyr Starbrow m’a demandé de vous transmettre ses salutations les plus respectueuses. Votre aide nous sera très précieuse dans l’affaire qui m’amène ici aujourd’hui… »

Yann Broarlson (PJ de Sir Gauvain)

Yann Broarlson fut réveillé en pleine nuit par son patron, Sarotar Ovarson le riche patriarche des Kentventing. Yann se redressa et se frotta les yeux, encore à moitié endormie.
Sarotar « Allez Yann réveille-toi, prends tes armes et va seller nos chevaux. Je te rejoint au corral ».
Bien que surpris, Yann ne posa pas de questions et s’habilla rapidement…
Une fois à cheval, Sarotar lui dit : «  Nous devons nous dépêcher et être discret. Fais comme moi : prie Elmal pour qu’il te donne sa vision féline ». Sarotar ferma les yeux et dit les paroles rituelles. Quand il rouvrit les yeux, ses pupilles étaient devenues verticales…
Yann n’y comprenait pas grand-chose, mais il obéit et prononça les mêmes paroles. Bien que la nuit fût très sombre, avec juste un peu de lumière blafarde venant de la Lune Rouge, Yann se mit à voir comme en plein jour. Sarotar éperonna son cheval et partit au grand galop vers le nord-est. Yann dut forcer l’allure pour le rattraper. Après une vingtaine de minutes de chevauché dans les bois, ils aperçurent une clairière. Deux hommes attendaient.
Sarotar mis pieds à terre: « Attends-moi là et n’intervient que si tu penses qu’il y a du danger ». Sarotar s’avança vers le centre de la clairière. Le plus vieux des deux hommes, qui était sans doute un thane, donna un ordre à l’autre qui s’éloigna vers le côté opposé de la clairière, là où se trouvaient leurs propres montures. Quand le thane fut suffisamment proche, Yann eu la surprise de reconnaitre Darsten BlackOak, le chef du clan du Chêne Noir! De là où il se tenait il ne pouvait malheureusement entendre que des bribes inintelligibles de la conversation entre les deux nobles…

Sarotar : « Pourquoi m’as-tu demandé de venir comme ça en pleine nuit, comme un voleur ! »
Darsten : « Salutations à toi aussi mon cher frère »
Sarotar : « Arrêtes tes politesses onctueuses, Darsten. Nous ne sommes de la même famille que par alliance… »
Darsten : « Mais ne t’énerve pas comme ça, Sarotar. Je ne souhaite que du bien au mari de ma sœur. Mais j’ai pensé que tu préfèrerais qu’on se voie à l’abri des regards. Je sais bien que je ne suis pas très populaire dans ton clan. »
Sarotar : « Bon, que veux-tu ? »
Darsten : « Notre cousin, le roi Kangharl, est inquiet de la situation actuelle de ton clan. Il voit les fiers Orlmarthi s’enfoncer dans la misère et il veut vous venir en aide ».
Sarotar : «  Et bien qu’il aille en discuter directement avec le chef Gordangar. Je ne voie pas où tu veux en venir ».
Darsten : « Le problème c’est que ce sont les décisions récentes de Gordangar qui sont en train d’entrainer la ruine de ton clan. Je lui ai offert de magnifiques cadeaux pour sceller notre amitié et il ne trouve rien de mieux que d’interférer dans une affaire du roi et de mon clan. Maintenant il pousse votre clan à soutenir la folie d’une soi-disant quête de son neveu et de ses amis pour retrouver les mains tranchées d’Hostaring. Un roi déchu, trop arrogant pour reconnaitre la victoire de l’Empereur Rouge et qui pourrit maintenant dans un enfer lunar ! Tout ça pour que votre barde Finn puisse coucher avec la fille de la marâtre de Greenstone, cette manipulatrice ! »
A contre cœur, Sarotar répondit : «  Oui, c’est vrai que je trouve toute cette histoire insensée. Je l’ai dit à Gordangar et aux autres thanes. Mais Morganeth a mis tout son poids dans la balance et je n’ai rien pu faire. »
Darsten : « Avec l’aide de Kangharl, tu pourrais changer les choses… »
Furieux Sarotar s’exclama : « Comment oses-tu m’insulter ? Tu me proposes de trahir Kangharl ! Oublies tu que je suis le chemin tracé par Elmal ! Il n’a jamais trahi son chef Orlanth, même lorsque que le dieu du chaos Teghern l’a tenté avec des paroles doucereuses ».
Darsten : « Non ! Non ! Ce n’est pas ce que je dis ! Je ne dis pas de trahir ton chef. Mais ce qui est vrai c’est qu’un chef ne tiens son pouvoir que par la volonté de son peuple. Lors d’un moot un chef incapable peut être révoqué et le clan peut se choisir un nouveau chef. Gordangar a été un grand chef. Mais penses-tu sérieusement que c’est toujours le cas maintenant ? Penses-tu qu’il pense au bien de tout le clan, quand il favorise sa propre famille ? Toi Sarotar tu es l’homme le plus riche de ton clan. Tu as su prendre les bonnes décisions et bâtir ton succès avec ton intelligence et ta force de caractère. Est-ce que tu vas laisser ton clan courir ainsi à la ruine ? ».
Sarotar ne répondit pas et partit rouge de colère, sans un regard pour Darsten. Yann vit que son patron était de fort méchante humeur. Sarotar remonta sur son cheval et ils repartirent au trot vers leur maison. Sarotar se calma au bout d’un moment. Le reste du voyage Yann trouva Sarotar pensif, très pensif. « C’est marrant » se dit Yann, « le patron a la parole si facile d’habitude… »
Karadog
Karadog
Maître
Maître

Messages : 364
Date d'inscription : 23/10/2015
Age : 47
Localisation : Plougoulm

Revenir en haut Aller en bas

Les conséquences de la ruine financière du clan... Empty Re: Les conséquences de la ruine financière du clan...

Message  Galish Tora Dim 2 Fév - 6:06

Dans la chambre de la maison du clan Orlmarth, Yoan s'adressa a ses compagnons avec tristesse:
"Mes amis, mes frères. Demain a l'aube je vous quitterai. Depuis que je suis revenu d'exil ce que j'ai vu m'a brisé le cœur. Le peuple de Sartar a choisi la peur plutôt que la résistance et accepté la tyrannie au détriment de son identité. Au rythme où vont les choses, dans 10ans tous prieront la rouquine et porteront la toge.
Je ne peut supporter cela plus longtemps. Je vais donc partir pour l'ouest ou l'est jusqu’à trouver un pays où l'on n'a jamais entendu parler des Lunars.
Et si l'Empire m'y rattrape, j’irai plus loin encore, et si il m'accule je déchirerai le premier adorateur de la lune rouge que je trouverai puis tous les autres, jusqu'à ce qu'ils m'offrent une mort digne d'un fils d'Orlanth.
Je vous souhaite de réussir dans votre quette, que les dieux vous aident et vous permettent de me donner tort."

_________________
J’ai vu tant de choses, que vous, humains, ne pourriez pas croire... De grands navires en feu surgissant de l’épaule d’Orion, j’ai vu des rayons fabuleux, des rayons C, briller dans l’ombre de la Porte de Tannhaüser. Tous ces moments se perdront dans l’oubli, comme les larmes dans la pluie. Il est temps de mourir.
Blade Runner, Roy Batty.
Galish Tora
Galish Tora
Maître cinquante
Maître cinquante

Messages : 2107
Date d'inscription : 07/03/2012
Age : 34
Localisation : morlaix

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum